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La commission de Normalisation P 99 D
créée en 1998 est chargée d'assurer le suivi français
des travaux européens effectués au sein du CEN/TC 325
"Prévention de la malveillance par l'urbanisme et
la conception des bâtiments".
Le comité technique a pour objectif
"d'établir des méthodes d'évaluation et des
exigences de performances pour la prévention de la
malveillance dans les zones résidentielles : maisons
nouvelles ou existantes et les zones d'activités
locales, afin d'assurer la sécurité et le confort et de
minimiser le sentiment d'insécurité. Les normes doivent
intégrer le domaine d'application, les stratégies de
sécurité correspondantes, les niveaux de sécurité,
l'organisation spatiale, les applications aux éléments
de construction, aux chemins et sentiers et l'éclairage
en vue de la prévention. Sont exclues les normes
relatives aux produits de construction et aux dispositifs
de sécurité".
Il rédige des documents normatifs
européens présentés comme des guides pratiques
destinés à aider à prévenir la malveillance par
l'urbanisme et la conception des bâtiments. Ceci
constitue une approche nouvelle pour la normalisation qui
pourra se placer à terme dans l'approche globale du
management environnemental. La difficulté majeure vient
de ce qu'il faut parvenir à rassembler, dans cet
ensemble de documents, des réflexions à caractère
technique qu'il faut replacer dans leur contexte
sociologique.
La démarche de prévention repose sur
l'idée d'un lien solide entre la forme urbaine et les
problèmes de sécurité. Or les processus urbains
doivent prendre en compte de nombreux objectifs et
contraintes de tous ordres (convivialité, transports,
environnement, qualité architecturale, paysage,
contraintes techniques et financières, etc.). A
l'inverse, la sécurité est un phénomène provenant de
multiples causes sociales, économiques, culturelles et
la simple modification de la forme urbaine ne saurait
constituer une réponse adaptée à des problèmes
d'insécurité.
Aujourd'hui, il est important que
l'expertise française soit renforcée par des acteurs
"de terrain" qui puissent faire part de leurs
expériences afin que les documents normatifs ne restent
pas théoriques et donc inapplicables.
L'expertise "de terrain"
constituée par les opérateurs de l'habitat social, les
architectes urbanistes, les aménageurs, etc. doit être
maintenant le moteur de l'activité de normalisation dans
le domaine de la prévention de la malveillance à
travers l'urbanisme et la construction.
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